- Ce menu n'est pas un menu qu'on applique à la lettre, il ne sera jamais exactement comme sur le papier. C'est un guide qui permet de ne jamais manquer d'idée et d'anticiper suffisamment pour ne pas être à court de nourriture (sans passer son temps à faire des courses), mais chaque semaine sera différente, car il s'adaptera aux situations, envies, il doit pour cela être souple et laisser de la place à l'innovation.
- C'est un menu qui comporte juste ce qu'il faut de protéines d'origine animale. Les protéines d'origine végétale y ont une place prépondérante. C'est un menu d'avenir, car, comme le dit Sarah Bienaimé dans Cuisine pas bête pour ma planète !, les produits animaux sont "les champions toutes catégories du réchauffement climatique". L'élevage bovin pollue davantage que tous les transports réunis (voir le film Cowspiracy par exemple), il convient donc de limiter au maximum la consommation de viande rouge et de produits laitiers. Il existe d'excellentes sources de fer et de calcium dans le règne végétal. Idéalement, il faudrait limiter également la consommation de blé et se tourner vers des variétés anciennes, mais on fait comme on peut, le menu devant rester en adéquation avec les goûts de notre famille.
- Il répond à l'exigence de ne pas servir deux fois le même repas au cours de la semaine, à l'exception des deux moments dans la semaine qui sont aménagés pour manger les restes (mercredi et samedi soirs). Pour cela, il faut préparer chaque fois que c'est possible les plats en très grosses quantités, dans l'idéal pour 4 semaines. Cela permet de n'être pas complètement accaparé par la cuisine et de souffler régulièrement, faire autre chose que de préparer les repas. Ce système nécessite en revanche d'avoir beaucoup de plats de conservation (en verre de préférence ; ou alliage de verre et de borosilicate si on veut réchauffer directement au four - ces plats sont moins facilement recyclables mais permettent d'éviter le micro-ondes) et un très grand congélateur (c'est-à-dire un appareil qui fait uniquement congélateur, en plus de l'habituel combiné).
- Le petit déjeuner n'apparaît pas sur le menu. On a rarement le temps de varier et de faire des préparations élaborées pour le matin. Des flocons d'avoine avec des noisettes, de la noix de coco râpée, des raisins secs et du lait de riz, voici un succulent petit déjeuner sans sucré ajouté dont on ne se lasse pas. Si les enfants n'aiment pas, on peut faire un granola maison ou en acheter un tout prêt. Sinon, ils peuvent manger du pain beurré avec du lait de riz, des oeufs, des fruits... A chacun ses préférences.
- Chaque fois que possible, le menu peut-être complété par une salade verte agrémentée d'herbes ou de petits oignons en tige quand c'est la saison (il y a aussi le ciboulail qui est un excellent compromis entre les deux). Sauce n°1 : levure de bière + vinaigre "Umeboshi" + huile d'olive (et/ou autre huile vierge de première pression à froid). Sauce n°2 : levure de bière + jus de citron + sauce soja + huile. Sauce n°3 : levure de bière + vinaigre de cidre / vinaigre balsamique / jus de citron + sel + huile. Les salades sont nettoyées et essorées dès réception, puis rangées dans des boîtes hermétiques avec un chiffon ou un papier absorbant pour éviter que l'excès d'humidité ne détériore les feuilles.
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Pour mettre un place un système d'organisation culinaire, il faut rédiger des outils. Le premier outil est le menu-type. Qu'est-ce que ma famille mange chaque jour ? Je cherche les constantes dans ce que je mange pour pouvoir équilibrer mes repas et m'organiser. Sur le même papier, j'écris quand je prépare chaque plat, en essayant de prendre une longueur d'avance.
Voici notre exemple de menu-type pour la configuration où seul le repas du soir est servi à la maison (ainsi que le mercredi midi et les midis du week-end) :
Voici notre exemple de menu-type pour la configuration où tous les repas sont servis à la maison, pendant les vacances scolaires par exemple :
On a vu que le fait de sélectionner un petit nombre de recettes de base qu'on réalise régulièrement est un gain de temps (faire la recette de tête, plutôt que de chercher une recette et la réaliser sans la connaître) et une valeur sûre pour les enfants, mais cela permet également de simplifier les courses et de ne pas passer trop de temps à préparer ces dernières. Comme les recettes innovantes n'occupent pas l'ensemble du menu, on rajoute simplement quelques ingrédients, mais la base est toujours la même.
Dans ce cas de figure, on peut utiliser un système très pratique de bocaux. Sur chaque bocal, on écrit au marqueur à quel ingrédient il est destiné, et, chaque fois qu'il est vide, on va le remplir directement au magasin de vrac. Cette méthode "zéro déchet" est la norme dans un magasin comme Day by Day, qui est spécialiste des courses en vrac, mais c'est également possible dans certains magasins bio ou autres magasins de vrac. Ce sont alors les bocaux qui font office de liste de courses pour la partie épicerie en vrac, car au lieu de regarder la liste, on ramène les bocaux vides au magasin pour les remplir. C'est plus concret et donc plus difficile d'oublier quelque chose. La liste de courses est ainsi raccourcie et comporte uniquement les articles qu'on ne trouve pas en vrac.
On peut également rédiger une liste de courses permanente, que l'on complètera de quelques articles (si nécessaire) quand on veut tester de nouvelles recettes. L'idéal est de classer les aliments par lieu d'approvisionnement si on en a plusieurs. Je peux imprimer ma liste de courses permanente et entourer / surligner chaque semaine les aliments que j'ai besoin de racheter. Si je fais ma liste sur mon smartphone, au sein d'une application qui gère les listes (comme Google Keep), je n'ai pas de papier à imprimer, c'est un déchet en moins (mais une consommation d'électricité bien sûr, chacun fera selon sa sensibilité).
Modèles de liste à venir.
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Cette organisation repose notamment sur la sélection d'une série de recettes qu'on va faire de nombreuses fois, car ce sont des plats qui plaisent à toute la famille ou presque et dont on ne se lasse pas ou peu. Répertoire bientôt disponible.
L'idéal est d'adopter dans la recette une formulation qui peut être comprise facilement par les enfants, afin de les rendre les plus autonomes possible dans la réalisation des recettes, ce qui les rend actifs et plus enclins à manger. Le livre Alimentation crue pour les enfants (voir la page Ressources) nous donne l'idée de la démarche à suivre. Voici par exemple la recette du guacamole telle qu'elle est formulée dans le livre :
Notre projet est de rédiger notre répertoire sous cette forme afin de le rendre ludique pour les enfants, mais cela demande un temps considérable.