J'ai d'abord abordé cet auteur par l'ouvrage C'est pour ton bien et j'ai trouvé cette lecture tout à fait essentielle pour trouver le bon positionnement face à un enfant.
Le premier chapitre "La pédagogie noire" (pp. 15-112) dresse un tableau des violences qui sont le propre des méthodes d'éducation qu'ont subi nos ancêtres jusqu'à nos parents et grands-parents. Les textes des XIXème et XVIIIème siècles qui l'illustrent sont absolument stupéfiants. Personnellement, je ne les ai pas tous lus tellement ils sont difficilement soutenables quand la cause de l'enfant nous tient à coeur.
Ce premier chapitre est suivi de quelques pages intitulées "Existe-t-il une pédagogie blanche ?" (pp. 113-129). L'auteur donne d'abord l'exemple de Monsieur A., qui n'a pas subi de "mauvais traitements extérieurement tangibles", mais un ensemble de "douces violences" que son père a mis en oeuvre pour la contraindre à l'obéissance, annihilant en son enfant tout ce qu'il y avait de vivant en lui, si bien que cet enfant s'est réfugié dans une névrose obsessionnelle jusqu'à l'âge de 42 ans, âge auquel, grâce à la thérapie, "il découvrit l'enfant curieux, éveillé et plein d'humour qu'il avait été et qui, pour la première fois, prenait vie en lui et suscitait des forces créatrices."
Dans un second temps, dans une partie intitulée "C'est l'éducateur et non l'enfant qui a besoin de la pédagogie", l'auteur explicite davantage ses principes...